Derniers sujets
» Module 6 HYGIENE
Lun 13 Fév - 11:56 par AS75

» au sujet de l'oral du M5
Sam 21 Jan - 15:51 par Invité

» L'entretien du matériel roulant lié au transport de patients , du charriot de soins et de linge .
Mar 25 Oct - 17:20 par HENRIDUNAND

» Oral module 5
Dim 5 Juin - 16:46 par Peeter

» problème avec la Lymphe
Dim 6 Mar - 17:50 par Invité

» bas de contention
Sam 13 Juin - 14:50 par Invité

» Hygiène quotidienne de l'environnement du patient et réfection du lit .
Sam 28 Mar - 16:06 par Calahann

» prévention des risques professionnels des bactéricides
Ven 5 Déc - 13:46 par Calahann

» Lexique lié au module 6 .
Sam 11 Oct - 10:19 par Calahann

Novembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   

Calendrier Calendrier

Meilleurs posteurs
Calahann (584)
 
greuillou07 (186)
 
jadeelona (67)
 
liloulette2581 (23)
 
harkane" (14)
 
tara0510 (11)
 
galoupiotte22 (9)
 
nafnaf67 (9)
 
dadoune (7)
 
emychloe71 (6)
 

Mots-clés

Partenaires

créer un forum

      

Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

la douleur

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 la douleur le Dim 20 Mai - 15:28

greuillou07

avatar
LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR


La prise en charge de la douleur est inscrite dans le code de la Santé publique :

« Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée » (article L1110-5).

Le code de la Santé publique invite par ailleurs les établissements de santé publics ou privés, ainsi que les établissements sociaux et médico-sociaux, à mettre en œuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu’ils accueillent (article L1112-4). Ainsi, les établissements de santé doivent se doter d’un comité de lutte contre la douleur (Clud), chargé de coordonner l’action en matière de prise en charge de la douleur.
Celle-ci est en effet souvent multifactorielle, et elle requiert une approche pluridisciplinaire tout autant que des réponses thérapeutiques adaptées à la situation individuelle de chaque patient : il n’y a pas une mais des douleurs.
Pour les douleurs chroniques rebelles, des centres spécialisés dans le traitement de la douleur ainsi que des consultations spécifiques ont été créés partout sur le territoire.


LES DIFFERENTES DOULEURS

La douleur est avant tout un phénomène individuel : chacun a sa propre sensibilité à la douleur, et la tolérance est variable d’un individu à l’autre. Cependant, malgré cet aspect intrinsèquement personnel et subjectif, il est possible de distinguer les douleurs selon leur mécanisme, leurs caractéristiques, etc., ce qui permet ensuite aux équipes soignantes de proposer une thérapeutique adaptée.

Douleur aiguë et douleur chronique

La première étape lorsqu’il s’agit d’évaluer une douleur consiste à savoir s’il s’agit d’une douleur chronique ou d’une douleur aiguë.

La douleur aiguë est une douleur vive, immédiate, et souvent brève. Elle est d’origine traumatique ou postopératoire, ou peut être provoquée par certains soins.

La douleur chronique est une douleur qui dure plus de trois mois (migraine chronique, douleur liée à un cancer, etc.).

Les origines de la douleur

La douleur peut avoir des origines variées, et parfois difficiles à identifier. On peut cependant distinguer plusieurs mécanismes de douleur :

La douleur nociceptive :
C’est un signal d’alarme en réponse à une agression contre l’organisme (par exemple, la douleur provoquée par une brûlure). Un message est envoyé au cerveau pour l’alerter de cette agression.

La douleur neuropathique :
Il s’agit d’une douleur consécutive à une lésion nerveuse, ancienne ou récente. Cette lésion provoque un dysfonctionnement du système nerveux périphérique ou central. Il peut s’agir par exemple d’une sciatique due à une hernie discale.

La douleur idiopathique :
C’est un syndrome douloureux dont les causes sont mal expliquées. Les examens sont normaux, mais la douleur est bien présente.

La douleur psychogène :
Il s’agit d’une douleur d’origine psychologique (deuil, dépression, traumatisme, etc.).

Lors de la prise en charge de la douleur, l’équipe soignante s’efforce toujours d’identifier le mécanisme de la douleur ressentie, par le biais d’examens cliniques et d’entretiens avec le patient, afin de proposer le traitement le plus adapté.

L'EVALUATION DE LA DOULEUR


Pour pouvoir traiter ou soulager une douleur, il est également nécessaire d’en évaluer l’intensité. Les équipes médicales et soignantes s’appuient pour cela sur des instruments de quantification par le biais desquels le patient leur indique le degré de douleur ressentie. En effet, lui seul détient la référence personnelle de sa douleur. Ces outils sont adaptés à l’âge de la personne et à sa capacité à s’exprimer.

Les échelles d’évaluation

Les échelles d’évaluation sont le principal instrument permettant de quantifier la douleur ressentie.

Il en existe trois grands types :

L’échelle visuelle analogique:

Il s’agit d’une échelle comportant une ligne horizontale allant de « pas de douleur du tout » à « douleur maximale imaginable », sur laquelle le patient est invité à placer un curseur correspondant à l’intensité de la douleur qu’il ressent.



L’échelle numérique :

Elle comporte également une ligne horizontale, sur laquelle le patient note sa douleur de 0 à 10, du moins au plus intense.

L’échelle verbale simple:

La personne décrit l’intensité de sa douleur à l’aide de mots simples (pas de douleur, faible, modérée, intense).

Des échelles adaptées ont été créées pour les enfants de moins de 10 ans : une échelle verticale représentant un triangle rouge dont la base correspond à « pas mal du tout » et le sommet à « très très mal », ainsi qu’une échelle représentant des visages plus ou moins grimaçants et sur laquelle l’enfant choisit quel visage représente ce qu’il éprouve.
Le score de la douleur s’inscrit au verso de ces échelles.




LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR

Le traitement de la douleur tient compte de son mécanisme (douleur nociceptive, neuropathique, etc.), de ses caractéristiques (pathologie causale, type, intensité, durée, localisation) des données psychologiques et sociales du patient, des pathologies associées et de leurs traitements, et des prescriptions en cours.

Les réponses thérapeutiques sont variées selon l’origine et la nature de la douleur.

Les traitements médicamenteux

Les antalgiques sont les médicaments les plus utilisés pour soulager la douleur. Ils ont été classés en trois niveaux par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) :

Arrow Le niveau 1 est constitué des antalgiques non morphiniques (paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens). Ils sont utilisés pour les douleurs d’intensité faible à modérée.

Arrow Le niveau 2 regroupe les opioïdes faibles (codéine par exemple). Ils sont utilisés pour les douleurs d’intensité modérée à sévère, ou lorsque les antalgiques de niveau 1 n’ont pas été efficaces pour soulager la douleur.

Arrow Le niveau 3 est constitué des opioïdes forts (morphine par exemple). Ces médicaments sont utilisés pour les douleurs intenses, ou lorsque les antalgiques de niveau 2 n’ont pas été efficaces pour soulager la douleur.

D’autres classes de médicaments sont également utilisées pour traiter certaines douleurs, comme les neuroleptiques ou les antidépresseurs pour les douleurs neuropathiques, ou encore les triptans pour les migraines.

Les autres réponses thérapeutiques

De nombreuses méthodes non-médicamenteuses peuvent aussi permettre de soulager la douleur, en particulier lorsqu’elle est chronique :

Les traitements physiques:

Ils comprennent la kinésithérapie, les massages, la physiothérapie (application de chaud, de froid, ou de courant électrique), la balnothérapie, la rééducation posturale et gestuelle, etc.

Les traitements chirurgicaux:

Ils comportent les traitements anesthésiologiques, les blocs anesthésiques et l’implantation de matériel de stimulation et de morphinothérapie.

la neurostimulation:

C’est une technique consistant à appliquer sur la zone douloureuse un courant électrique de faible intensité, qui fait ressentir à la personne une sensation non douloureuse. Cette stimulation tactile superficielle ferme en effet la porte à la transmission de la douleur.

L’hypnose:

Elle permet d’atténuer la sensation douloureuse en modifiant la perception que le patient a du monde extérieur.


LA GESTION DE LA DOULEUR A L'HOPITAL

Les établissements de santé doivent se doter d’un comité de lutte contre la douleur (Clud), responsable de la mise en place d’une politique de gestion de la douleur. Par ailleurs, il existe des structures spécialisées pour le traitement de la douleur chronique rebelle dans certains hôpitaux.

Le rôle du comité de lutte contre la douleur (Clud)

Au sein de l’hôpital, le Clud définit la politique de prise en charge de la douleur et des soins palliatifs, qui doit figurer dans le projet d’établissement. Il coordonne entre les différents services toute action visant à mieux organiser la gestion de la douleur, et veille à la mise en œuvre de la politique qui a été déterminée. Il contribue à la formation professionnelle du personnel médical et soignant sur la douleur, et suscite le développement de plans d'amélioration de la qualité pour l'évaluation et le traitement de la douleur. Le Clud est également responsable de l’information des patients sur ce sujet.

Les consultations, unités et centres de traitement de la douleur

Il existe des structures spécialisées dans la prise en charge de la douleur chronique rebelle ayant un retentissement sur la vie quotidienne : les consultations, unités et centres de traitement de la douleur. Toutes ces structures ont une consultation, les unités étant en outre dotées de lits d’hospitalisation, tandis que les centres mènent également une activité d’enseignement et de recherche.

Des spécialistes de différentes disciplines interviennent dans ces structures, car les douleurs chroniques rebelles sont multifactorielles et nécessitent une approche pluridisciplinaire.

L’accès aux structures de traitement de la douleur s’effectue uniquement sur rendez-vous, et il n’est pas possible de venir consulter directement : il faut avoir été envoyé par son médecin traitant ou par un médecin spécialiste.

greuillou07

avatar
COMPETENCES ET FINALITES DE LA COMPETENCE

Arrow Réaliser des soins adaptés à l'état clinique de la personne. Aider aux soins réalisés par l'IDE.
Arrow Assurer le confort de la personne, physique, psychologique et environnemental afin qu'elle ressente du bien-être.
Arrow Participer à l'amélioration de la prise en charge des douleurs des populations les plus vulnérables, notamment des enfants, et des adolescents, des personnes polyhandicapés, des personnes en fin de vie( Plan national de lutte contre la douleur 2006-2010).


CONTEXTE PROFESSIONNEL

Arrow Structure intra et extrahospitalière à caractère sanitaire, social et médico-social, domicile.
Arrow En collaboration avec l'IDE et l'équipe pluridisciplinaire.


DEMARCHE INTELLECTUELLE: REFLEXION - ORGANISATION

La lecture des transmissions permet de prendre connaissance de:

Arrow L'existence d'un traitement de la douleur pour pratiquer des soins d'hygiène et de confort au moment où cette douleur est calmée.
Arrow L'évolution de la douleur (intensité, localisation, nature, fréquence) par la lecture de la fiche journalière de la douleur.
Arrow L'organisation des soins en équipe pour une meilleure prise en charge de la douleur et l'aménagement des temps de pause entre les passages des infirmiers, des aides soignants...

Le recueil d'informations au lit du patient permet de:

Arrow Observer les positions antalgiques et évaluer avec le patient son degré de souffrance.
Arrow Evaluer son désir de se mobiliser, de pratiquer des soins d'hygiène, de se nourrir, de rester au calme, de communiquer.
Arrow Différer un soin prévu et le reporter à plus tard, si la personne se plaint de trop souffrir.


SAVOIR-FAIRE GENERAUX ET TECHNIQUES MOBILISEES

Matériel

Des outils de soins permettant de quantifier l'intensité d'une douleur, les plus courant étant:

Arrow La grille d'évaluation de la douleur.
Arrow L'échelle visuelle analogique (EVA).

Efficacité - Sécurité

Arrow S'assurer au moment des repas que le patient prend bien ses médicaments.
Arrow Vérifier le mode d'administration des morphiniques.
Arrow Lutter contre les effets indésirables du traitement contre la douleur, sous morphiniques la constipation est fréquente, mettre en place les mesures de prévention de la constipation.
Arrow Passer régulièrement pour voir si la douleur se calme , transmettre a l'IDE.
Arrow Repérer et discerner les douleurs aigües.
Arrow Prévenir d'urgence l'IDE en cas de:

- Douleurs thoraciques (maladies cardio-respiratoires, infarctus du myocarde, embolie pulmonaire...).
- Douleur au niveau du mollet avec risque de phlébite.
- Douleurs abdominales et lombaires dans les maladies des appareils digestifs et urinaires (cholécystite, colique néphrétique...).
- Douleurs pelviennes (du bas du ventre), abdominales et lombaires dans les pathologies en gynécologie-obstrétique (salpingite, grossesse extra-utérine).

Confort - Hygiène

Arrow Procurer un environnement adéquat: tranquilité, lumière tamisée, obscurité, chaleur.
Arrow Veiller à une bonne installation du patient, qui peut diminuer la douleur: l'oreiller bien positionné, qui maintient le dos, le coussin qui soulage...
Arrow En cas d'insomnie, favoriser le repos en journée: ne pas réveiller la personne, savoir retarder la distribution du petit déjeuner ou la toilette : privilégier les moments de sieste.
Arrow Lutter contre les symptômes qui augmentent l'inconfort et la douleur et favoriser les soins d'hygiène et de confort qui peuvent calmer en cas de:

- Diarrhée: Pratiquer de fréquentes toilettes.
- Incontinence: Multiplier les changes avec toilette du siège.
- Vomissements: Effectuer les soins d'hygiène rapides et efficaces.
- Risque d'escarre: Pratiquer les soins de prévention.
- Bouche sèche, abîmée par la maladie: Pratiquer les soins de bouche.


SAVOIR-FAIRE RELATIONNEL

Arrow Etre attentif aux sensations ressenties lors du toucher et de manipulation du patient: corps crispé, tendu , qui a peur de réveiller la douleur...
Arrow Expliquer au patient comment utiliser la réglette EVA: lui demander de positionner le curseur sur la réglette en fonction de l'intensité de sa douleur.
Arrow Lui permettre de décrire avec ses mots sa douleur "qui serre, qui ronge, tape, arrache, brûle, en coup de poignard... et ses effets "qui fatigue, épuise, exaspère, donne envie de mourir...".
Arrow Comprendre que chez le patient la sensation de douleur est unique et propre à lui, en fonction de sa personnalité, de son histoire et du sens qu'il lui donne.
Arrow Croire la personne quand elle se plaint, ne pas banaliser la douleur.
Arrow Ne pas juger la personne comme douillette, ne pas lui dire qu'il est impossible qu'elle souffre, car on a augmenté les doses ou la comparer à un autre patient qui a la même pathologie.


CRITERES ET EVALUATION DE LA QUALITE DU SOIN

Confort - Sécurité - Hygiène

Arrow La douleur est étendue, repérée et transmise:
- Elle est totalement calmée grâce à l'exécution des prescriptions.
- Elle est soulagée et reconnue comme acceptable.
Arrow Les symptômes qui augmentent l'inconfort et la douleur sont pris en compte et soulagés.


TRANSMISSIONS ET COMMUNICATION AVEC L'EQUIPE

Transmettre les observations, l'évaluation de la douleur et le comportement du patient:

Arrow Qui ne supporte plus rien (bruit, lumière, voisin, famille, visites), tout lui est insupportable.
Arrow Qui appelle tout le temps, qui est agité la nuit.
Arrow Qui ne dit plus rien, ne s'intéresse plus à rien, qui n'a plus envie de manger...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum