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Les mécanismes de l'infection .

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1 Les mécanismes de l'infection . le Jeu 9 Mai - 19:45

Calahann

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Admin
LE MECANISME DE L'INFECTION




L'hôpital est un lieu qui accueille des personnes saines ou malades , infectés ou non , porteuses asymptomatiques ou non : on y trouve donc une grande concentration de microbes qui constituent une flore nommée "flore microbienne hospitalière " . Celle-ci est constituée de bactéries , virus ,champignons et parasites qui peuvent se transmettre soit par l'intermédiaire de vecteurs divers ( surfaces , matériel , linge , eau , aliments ....) soit directement d'un patient à un autre ou d'un soignant ou inversement .

Pour rompre cette chaîne infectante et de diminuer le risque infectieux , l'aide-soignant ainsi que tout le personnel doit appliquer des règles d'hygiène hopsitalière stricts visant à éliminer les microbes responsables .

Arrow I ) LES DIFFERENTS AGENTS PATHOGENES RESPONSABLES



Microbes ou agents infectieux , ils sont tous microscopiques . On les classes en 4 catégories : les bactéries ,virus , les champignons et les parasites .

A ) LES BACTERIES

Ce sont des micro-organismes unicellulaires qui se reproduisent par division et provoquent des infections bactériennes .

Ce sont les agents les plus souvent responsables d'infections nosocomiales .

=> LA FLORE :

On appelle " flore " le regroupement de populations bactériennes en fonction de leur mode de vie :

Arrow - La flore utile : utilisée par l'homme ( ex : des bactéries lactiques servant à la fermentation du lait ou la fermentation acétique pour le vinaigre ) .

Arrow - La flore commensale : il existe une flore particulière au niveau des téguments , du nez , du pharynx , de la cavité buccale , du tube digestif , du vagin . Cette flore non pathogène joue un rôle de barrière contre les autres microbes , elle vit en contacte étroit avec l' homme sans lui nuire .

Arrow - La flore saprophyte : flore vivant dans l'environnement ou à la surface de la peau , flore habituellement non pathogène .
Arrow - Flore pathogène ,responsable de maladies : composée de micro-organismes dangereux pour l'homme . Elle est présente partout dans l'environnement ( autour du patient , sur les personnes qui l'entourent , sur les mains du personnel , sur les surfaces , le matériel , dans l'air et dans l'eau ...) Elle entraîne des perturbations plus ou moins sévères et est responsable de nombreuses infections => La flore hospitalière est une flore pathogène .

Arrow Au niveau des mains , il existe +++++ :

- Une flore transitoire acquise lors des soins = > donc potentiellement très pathogène ;

- Et une flore résiduelle commensale non pathogène .

Arrow De plus , les bactéries peuvent devenir des " opportunistes " c'est-à-dire acquérir un pouvoir pathogène , inexistant à l'origine , chez certains patients fragilisés ou dans certaine conditions .

Par exemples :

- L'Escherichia Coli ; dit " E. Coli " sous une forme généralisée et familière , vit dans l'intestin sans vraiment causer d'infection mais qui peut devenir très pathogène s'il se trouve dans l'appareil urinaire qui est normalement stérile et qui provoque ainsi , une infection urinaire .

- Le staphylocoque Epidermidis qui se trouve à l'état normal sur la peau et qui peut entraîner une infection lors d'un geste invasif s'il pénètre dans l'organisme .

- Une bactérie commensale ( non pathogène ) chez quelqu'un mais devenant pathogène si elle est transmise à une autre personne .

=> CLASSIFICATION ET CARACTERISTIQUES DES BACTERIES

Les bactéries se distinguent également selon leur forme , la composition de leur paroi et leur besoin d'oxygène . On les distinguent :

Arrow Selon leur forme :

- Les coques ( rondes ) type staphylocoque , streptocoque , entérocoque....

- Et les bacilles ( en forme de bâtonnets ) type bacille de Nocolaïer , responsable du tétanos .

Arrow Selon leur besoin ou non en oxygène :

- Les bactéries aérobies qui ont besoin d'oxygène pour se développer . Elles se trouvent à la surface des objets , aliments , peau , muqueuses .... ;

- Et les bactéries anaérobies qui se développent dans des milieux dépourvus d'oxygène ( ex : dans la terre , dans un organe ou sur des tissus vivants ).

Arrow Selon leurs capacités :

- À retenir , au niveau de leur paroi , une coloration de laboratoire nommée " Gram " ce qui permet de parler :

* Des bactéries Gram + ;

* Des bactéries Gram - .

Cette coloration est utilisée afin de détecter la composition chimique de la paroi de la bactérie ; la paroi a un rôle important et constitue la protection de la bactérie . Certains produits , en principe les antibiotiques , pourront moins bien pénétrer selon que la paroi est positive ou négative . Les bactérie Gram - sont généralement plus virulentes que les Gram + .

- À résister au milieu ambiant dans des conditions de multiplication défavorables , en prenant la forme de spores . Lorsque les conditions redeviennent favorables , les spores donne alors naissance à une nouvelle bactérie . Ces spores sont difficiles à détruire du fait de la présence d'une double coque de protection très résistante .




Compétence de l'aide-soignant
Les bactéries :

- se développent très vite , entre 20 et 30 minutes ( ex : en 15 heures , un staphylocoque se divise en 1 milliard de bactéries ) .

- ont la capacité de s'engluer autour d'un corps étranger dans l'organisme ; il y a donc des règles strictes d'hygiène à respecter chez tout patient porteur de sonde , drain , cathéter....



Dernière édition par Calahann le Jeu 30 Mai - 2:15, édité 4 fois

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2 Re: Les mécanismes de l'infection . le Sam 11 Mai - 13:15

Calahann

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Admin
=> LA MULTIPLICATION DES BACTERIES

Le milieu ambiant favorise ou non la multiplication des bactéries .

* Les conditions idéales de reproduction sont :

- un certain taux d'humidité ;

- une température entre 10 et 60 ° C ;

- un milieu nutritif important et les milieux légèrement sucrés .

* Les conditions défavorables sont :

- une forte chaleur supérieure à 100 ° C (une température supérieure à 120 ° C tue toutes les bactéries ) ;

- un faible taux d'humidité ;

- la présence d'antibiotiques , d'antiseptiques , de désinfectants .


Les compétences de l'aide-soignant
Le froid ne tue pas mais ralentit la multiplication .

Au minimum , il faut de l'eau , de la nourriture et une température entre 10 et 60 ° C pour que la bactérie se développe .

S'il manque un facteur , elle survit mais ne se divise plus et elle se réactive seulement quand le facteur manquant réapparaît .

Exemple des aliments ou médicaments déshydratés qui se conservent à température ambiante et qui doivent être stockés au réfrigérateur quand ils sont constitués avec de l'eau .

Certaines bactéries fabriques des toxines , substances dangereuses pouvant se fixer sur différents organes et provoquer des troubles variés : intoxications , problèmes neurologiques , diarrhées ....

Le diagnostic d'une infection bactérienne se fait par prélèvement direct , par exemple dans une plaie ou sur une sécrétion , dans le sang ou dans les liquides biologiques .

Le traitement se fait par antibiothérapie . Il faut savoir que l'utilisation abusive des antibiotiques a entraîné des résistances et l'apparition de nouvelles bactéries BMR ou bactéries multirésistantes beaucoup plus difficiles à éliminer .

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3 Re: Les mécanismes de l'infection . le Dim 12 Mai - 13:25

Calahann

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Admin
=> LES BACTERIES MULTIRESISTANTES OU BMR

Les bactéries sont dites multirésistantes aux antibiotiques lorsqu'elles ne sont plus sensibles qu'à un tout petit nombre d'antibiotiques habituellement actifs en thérapeutique.

Elles représentent un véritable fléau en établissement de soins car elles sont en nette augmentation , de plus en plus difficiles à traiter et surtout responsables d'infections nosocomiales qui peuvent être graves .

B ) LES VIRUS

=> LES CARACTERISTIQUES

Ils ont obligatoirement parasites de l'hôte qui les héberge ( homme , animal ou végétal ) car ils ne peuvent se reproduire qu'à l'intérieur d'une cellule vivante : un virus est un micro-organisme incomplet , non autonome et ne devenant actif qu'en pénétrant dans une cellule .

Il existe des cellules " cibles " que seul un type de virus spécifique peut infecter . En quelque sort , le virus possède une clef lui permettant de pénétrer dans cette cellule . ( ex : le virus de l'hépatite qui va contaminer uniquement le foie car il en a la clef ).

Beaucoup de virus sont immunogènes c'est à dire à dire qu'ils développent une immunité en entraînant la production d'anticorps spécifiques . Ils protègent ainsi l'organisme d'une nouvelle infection par le même virus ( rougeole , rubéole ...) .

=> L'EVOLUTION ET TRAITEMENT

Le diagnostic se fait par prélèvement direct ( des selles ) ou par sérologie , c'est -à-dire par dosage des antigènes ou des anticorps dans le sang ( ex : HIV , VHB , VHC ) .

Il existe différentes possibilités d'évolutions :

- La virose aigue par production importante de Virus puis mort cellulaire ( ex : le virus de la grippe , la rougeole ....)

- La maladie virale avec évolution tumorale par transformation de la cellule infectée ( ex : virus de l'hépatite C provoquant une cirrhose du foie pouvant évoluer en cancer ) . Les moyens de traitement d'infections virales chroniques restent encore insuffisants , ce sont les antirétroviraux ; la prévention reste encore le moyen de lutte le plus efficace ( préservatif..... ) .

Pour les virose bégnines , il y a pas de traitement spécifique .

C ) CHAMPIGNONS :LEVURES ET MOISISSURES

=> CARACERISTIQUES

Ils appartiennent au règne végétal microscopique .

Il existe des champignons utiles qui jouent un rôle dans les industries de fermentation ( levures pour la bière , le vin , le pain ) , dans la préparation des fromages (moisissures ) . Dans le domaine médical , leur intérêt réside dans la fabrication d'antibiotiques ( pénicillium pour la pénicilline ).

Certains champignons sont :

- normalement présents sur la peau ou dans l'organisme sans effet nocif ;

- ou pathogènes pour l'homme , provoquant des maladies appelées mycoses .

Il existe différents types de mycoses :

- mycoses cutanées ou cutanéo-muqueuse ( ex : Candida albicans ou muguet buccal très contagieux ) ;

- mycoses profondes provoquant des atteintes pulmonaires , encéphaliques ( ex : l'aspergillus dans l'air ) .

=> EVOLUTION ET TRAITEMENTS

Le diagnostic se fait par un examen des lésions et cultures sur prélèvement .

Le traitement est soit local ( pommades soit général ( médicaments antifongiques ) .

D ) LES PARASITES

Ce sont des êtres vivants appartenant au règne animal qui se développent aux dépends de celui qui les héberge en se nourrissant des tissus ou du sang . Ils provoquent des parasites . Exemples :

- L'amibe qui est responsable de l'amibiase ( dysenterie ) ;

- Le ténia ou les helminthes qui sont des vers intestinaux ;

- Le sarcopte qui est responsable de la gale ;

- Les ectoparasites comme les poux responsables de pédiculose ;

- Le plasmodium responsable du paludisme ( piqûres de moustiques ).

E ) PRIONS OU AGENTS TRANSMISSIBLES NON CONVENTIONNELS ( ATNC )

Le prion est une forme de protéine cellulaire infectieuse présente essentiellement dans le système nerveux . Il est responsable d'atteinte graves de celui-ci .

La maladie de Creutzfeld-Jacob en est un exemple . Cette maladie est indétectable tant que le sujet est vivant et le diagnostic se fait souvent après autopsie . La transmission se fait par voie chirurgicale ( ex : greffe de cornée , tympan , chirurgie neurologique ) , par le sang ou par la viande de bœuf contaminée .


Compétence de l'aide-soignant
L'aide-soignant participe activement à la lutte contre les transmissions des infections nosocomiales en respectant les règles d'hygiène et en appliquant les protocoles d'isolement mis en place selon chaque situation .

Il va utiliser les produits détergents , désinfectants , les moyens de stérilisation qui sont destinés à éliminer et tuer tous ces micro-organismes .

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4 Re: Les mécanismes de l'infection . le Jeu 16 Mai - 13:07

Calahann

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Admin
Arrow II ) L'INFECTION ET LE POUVOIR PATHOGENES DES GERMES

A ) QU'EST-CE QUE L'INFECTION ?

L'infection est la conséquence de la pénétration d'un agent infectieux dans l'organisme sans que le système de défenses immunitaires de celui-ci n'ail pu l'éliminer .

L'homme constitue un grand réservoir de germes la plupart inoffensifs ; certains jouent un rôle de barrière protectrice face aux germes pathogènes de l'environnement et de l'entourage .

L'équilibre entre les microbes pathogènes est non pathogènes se nomme " écologie microbienne " .

L'infection signifie un déséquilibre de cette écologie et la multiplication du ou des germes responsables .

Une infection peut être :

- locale avec apparition de signes d'inflammation , hyperthermie , adénite ( rougeur , douleur , chaleur , gonflement ) et/ou formation d'un abcès purulent et/ou fièvre ;

- généralisée avec une fièvre élevée , des frissons et une altération de l'état général .

B ) POUVOIR PATHOGENE DES GERMES

Certains micro-organismes ont un pouvoir pathogène plus important que d'autres et ceci dépend de plusieurs facteurs :

- la virulence des microbes ;

- leur résistance au traitement et à certaines conditions défavorables ;

- le type de virus ;

- les capacités de défense du sujet : elle sont différentes selon que le sujet est adulte , enfant , nourrisson , âgé , fragilisé par un traitement ou une maladie .

Arrow III ) CHAÎNE INFECTANTE

Elle est constituée d'un réservoir de micro-organismes et d'un récepteur .

A ) RESERVOIRS DES GERMES

=> Mode de transmission des microbes et règles d'hygiène hospitalière


Réservoir de germesArgumentationPrévention et rôle de l'aide-soignant
Hommes ( patients , soignants et visiteurs ) : le plus grand réservoir et disséminateur sain , malade , en incubation ou porteur asymptomatique .Naturellement colonisé par une quantité de micro-organismes commensaux et parfois pathogènes , chaque zone du corps possédant sa propre flore .- Hygiène corporelle quotidienne soigneuse du patient ,

- Hygiène des mains ,

- Respect des règles élémentaires d'hygiène lors des soins .
Air et poussières- L'homme dissémine de nombreux microbes lors de ses déplacements , ceux-ci étant dans les cellules mortes de l'épiderme qui constituent la poussière .

- des microbes peuvent se trouver en suspension dans l'air ou dans les gouttelettes de salive .
- Aération régulière des pièces ,

- Balayage humide pour ne pas disséminer les poussières contenant des microbes ,

- Respect des protocoles d'isolement respiratoire .
Surfaces : sanitaires , locaux , sols , tables , lits , linge...À l'hôpital , elles sont contaminées par la flore hospitalière .- Respect des protocoles de nettoyage des locaux ,

- Utilisation correcte des produits ( dilution , temps de contact , stockage ).
Matériel - Tout le matériel réutilisable peut être contaminé par des microbes ,

- Faire attention dès qu'il est en contact avec le sang ou des liquides biologiques .
- Respect des protocoles de nettoyage , désinfection ,stérilisation ,

- Utilisation préférentielle du matériel à usage unique .
AlimentationPeuvent être colonisés par des bactéries et provoquer des intoxications alimentaires .Respect des liaisons chaudes et froides et hygiène rigoureuse lors de la distribution des repas .
Eau- L'eau des circuits d'eau chaude inutilisée pendant plus de 48 h peut contenir des légionnelles ,

- L'eau stagnante dans les vases est colonisée par des bactéries .
- Vidange de ces circuits avant utilisation ,

- Détartrage des siphons et des pommeaux de douche ,

- Pas d'élimination de l'eau des vases dans les lavabos et utilisation d'eau de javel diluée dans l'eau des fleurs ( les fleurs sont interdites dans certains services de soins ).
TerreElle est porteuse de nombreux microbes car milieu préférentiel de certains microbes .Les plantes sont interdites ou limitées dans certains services ( réanimations , chirurgie , bloc-opératoire...)
Animaux Peuvent être vecteurs de maladies ( paludisme par le moustique , peste par les rats , la rage par morsure d'un animal infecté...)



Dernière édition par Calahann le Jeu 16 Mai - 18:32, édité 1 fois

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5 Re: Les mécanismes de l'infection . le Jeu 16 Mai - 16:42

Calahann

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Admin
B ) MODES DE CONTAMINATION

La contamination est la souillure par des germes pathogènes , elle peut se faire de diverses manières :


RESERVOIR DE GERMES
A ) CONTAMINATION EXOGEN OU CROISEE :

Les germes responsables sont extérieurs au patient .
B ) CONTAMINATION ENDOGENE :

Autocontamination du patient avec ses propres germes soit à l'occasion de gestes invasifs , soit s'il est immunodéprimé ou soit par manque d'hygiène.
A1 ) DIRECT :

Les micro-organismes sont transmis d'un sujet à un autre .
A2 ) INDIRECTE :

Les micro-organismes sont transmis par l'intermédiaire de vecteurs .
TRANSMISSION DIRECTE :

- Voie cutanée ,

-Voie manu portée ( 2/3 des infections nosocomiales ) ,

- Voie respiratoire : toux , salive,

- Voie génitale : rapports sexuels ,

- Voie parentérale ou sanguine .

TRANSMISSION INDIRECTE :

- Matériel ,

-Environnement : locaux , surfaces ,

- Eau ,

- Air ,

- Aliments ,

- Animaux ....


C ) PORTES D'ENTREE DES MICRO-ORGANISMES

=> Exemples de micro-organismes et modes de contaminations


Voies de pénétrationModes de contamination BactériesVirusChampignonsParasites
Voie respiratoire- Naso-pharynx ,

- Soins invasifs tels que aspiration trachéale ,

- Intubation ,

- Trachéotomie ,

- Poumons .
- Staphylocoque ,

- Streptocoque ,

- Méningocoque ,

- Bacille de Kock ( tuberculose ).
- Virus grippal ,

- Virus de la rougeole ,

- Virus de la varicelle .
- L'Aspergillus .
Voie cutanéo-muqueuse - Voies génitales , urinaires et buccales

- Voies oculaires ,

- Plaies diverses (escarres , ulcères , plaies opératoires...)

- Gestes et examens invasifs .
- Clamydiae ,

- Escherichia coli ,

- Staphylocoque

- Bacille
- Virus de l' herpès ,

- VIH ,

- Virus de l'hépatite B ,

- Virus de la varicelle .
- Candida albicans .- Sarcopte de la gale ,

- Poux ,

- Tiques ,

- Plasmodium
Voie digestive- Ingestion d'eau ou d'aliments souillés ,

- Mains souillées portées à la bouche .
- Salmonella ,

- Shigella .
- Polio virus ,

- Virus de l'hépatite A
- Candida albicans - Amibe
Voie parentérale ou sanguine - Transfusions ,

- Injections ,

- Accidents d'exposition au sang .
- Staphylocoque .- Virus de l'hépatite B et C ,

- VIH......
Tous corps étrangers dans l'organisme- Sondes urinaires à demeure ,

- Drains ,

- Cathéters....
Tous les germes de la flore hospitalière .- VHB ,

- VHC ,

ceci si le matériel est souillé .

D ) PORTEUR ASYMPTOMATIQUE

Certains individus sont dits " porteurs asymptomatiques " de certains microbes .

En effet , ils sont porteurs d'un micro-organisme dangereux pour les autres personnes mais ne présentent eux-mêmes aucun signe de la maladie .

Exemple :

- des personnes séropositives qui ne savent pas forcément qu'elles sont contaminées par le VIH mais qui peuvent le transmettre lors de rapports sexuels non protégés ;

- de certains patients entrant à l'hôpital ou du personnel , porteurs de staphylocoque résistant ou SARM dans le nez , qui ne sont pas malades mais qui peuvent transmettre à une personne hospitalisée et lui provoquer une infection nosocomiale .

Les porteurs asymptomatiques sont souvent méconnus , difficiles à détecter donc vecteurs de maladies importantes .

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6 Re: Les mécanismes de l'infection . le Jeu 16 Mai - 18:30

Calahann

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Arrow IV ) MOYENS DE DEFENSE DE L'ORGANISME : LE SYSTEME IMMUNITAIRE

L' immunité est la capacité d'un sujet à combattre une maladie quand il est face à l'agent infectieux de cette maladie .

A ) LES DIFFERENTS TYPES D'IMMUNITE

Si les systèmes de défenses présenté ci-après n'ont pu assurer leur rôle , le microbe peut passer :

- dans les ganglions lymphatiques et provoquer une lymphangite ( traînée rouge le long des vaisseaux sanguins ) ;

- puis dans le sang et provoquer une septicémie , infection grave généralisée .

=> le système de défense .


L'immunité

A ) Naturelle non spécifique :

1ère et 2ème ligne de défense de l'organisme contre un micro-organisme .

B ) Naturelle spécifique :

3ème ligne de défense de l'organisme contre un microbe .
C ) Acquise et artificielle
A1 )

1er temps de défense :

- La peau = barrière protectrice si saine ;

- Les muqueuses = possèdent des cils retenant les microbes et sécrètent un mucus protecteur ( cils et mucus des voies respiratoires )

- Sécrétions bactéricides des glandes : larmes , salive, sébum , liquide gastrique...
Parfois , mise en route d'un système plus complexe basé sur la reconnaissance d'un corps étranger par l'organisme ( qui peut être un microbe et prendre le non d'antigène ) puis la fabrication d'anticorps protecteurs spécifiques à cet antigène par les cellules de l'immunité , les globules blancs nommés .- Vaccination = apport d'antigènes inactivés préparer à partir d'agents infectieux afin de provoquer ( par anticipation ) la formation d'anticorps spécifiques par l'organisme .

- Sérothérapie = apport direct par injection d'anticorps protecteurs .
A2 )

2ème temps de défense :

Si le 1er temps est insuffisant , il y a la mise en route du Processus inflammatoire =

Diapédèse des polynucléaires , puis phagocytose des microbes par les macrophages . Ces phénomènes provoquent une réaction inflammatoire avec signes de rougeur , chaleur , douleur , gonflement ( ne pas confondre œdème " infiltration des tissus " et gonflement qui est lié à la réaction inflammatoire ) avec plus ou moins formation de pus .


B ) PATIENT IMMUNODEPRIME

Le patient est dit " immunodéprimé " si son système de défense immunitaire est déficient .

Par exemple :

- Le patient malade du SIDA qui ne possède plus les globules blancs ( lymphocytes ) nécessaires à la fabrication d'anticorps protecteurs ;

- Les grands brûlés .

=> Les étapes de la phagocytose :



Arrow V ) MALADIE INFECTIEUSE

=> les signes cliniques , examens et rôle de l'aide-soignant dans le cadre de la maladie infectieuse .




Signes cliniques- Signe d'inflammation avec plus ou moins de la présence de pus ,

- adénite , lymphangite , hyperthermie ,

- Tachycardie ,

- Oligurie ,

- Sudation et sensation de malaise " chaud/froid " ,

- Sensation de soif , sécheresse de la bouche ,

- Altération de l'état général avec asthénie , inappétence ,

- Douleurs diffusent de types courbatures ,

- Signes accompagnateurs ( toux , expectorations , diarrhée...)

Examens spécifiques- Sérologies ,

- Prise de sang à la recherche du taux de globules blancs ( les polynucléaires peuvent être augmentés , les lymphocytes diminués ) ,

- Hémocultures à la recherche de microbes dans le sang ,

- Prélèvements bactériologiques d'urines , selles , crachats , plaies ....
Rôle de l'aide-soignant- Surveillance de la température et soins de confort en cas de présence de signes cliniques ,

- Ecoute des plaintes du patient , observation et transmissions ,

- Respect des règles d'hygiène et des protocoles d'isolement en cas de patient " infecté " ou immunodéprimé ,

- Diurèse .


=> Compétence de l'aide-soignant :


L'aide-soignant a un rôle très important dans la prévention de l'infection et de sa transmission à autrui .

Il doit connaître :

- Les différents microbes et leur mode de vie ,

- Les réservoirs de germes à l'hôpital ,

- Les modes de transmission de ces germe ,

- Et les moyens de défense immunitaires des patients qu'il prend en charge ;

Ceci afin qu'il puisse rompre cette chaîne infectante , assurer des soins de qualité et ainsi participer activement à la lutte contre les infections nosocomiales .

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Calahann

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GLOSSAIRE


Agent infectieux


Agent pathogène de type infectieux, c’est-à-dire capable de déterminer une infection ou maladie infectieuse chez l’homme. La plupart des agents infectieux sont microscopiques (invisibles à l’œil nu). Les seuls agents infectieux macroscopiques (visibles à l’œil nu) sont les parasites macroscopiques tels que les vers intestinaux, ainsi que les puces et poux (ectoparasites) ; une maladie déterminée par un parasite est en principe appelée une infestation plutôt qu’une infection, surtout en cas de parasite macroscopique. À côté de ces agents infectieux vivants, d’autres ne sont pas des êtres vivants : ce sont les virus et les prions (ATNC), tous deux inertes.


Agent pathogène


Élément capable de déterminer une maladie chez l’homme. Dans la physiopathogénie ou genèse d’une maladie, l’agent pathogène n’est pas le seul élément déclenchant de la maladie, mais il apparaît comme le principal. Les agents pathogènes des maladies infectieuses sont appelés des agents infectieux (champignons, bactéries, virus), ceux des maladies cancéreuses des agents carcinogènes (alcool, tabac, amiante…), ceux des maladies toxiques des agents toxiques (plomb, mercure, arsenic, cyanure, formol, monoxyde de carbone…).

Antibiothérapie


L'antibiothérapie est une méthode thérapeutique curative ou préventive, consistant à administrer un médicament de type antibiotique, par voie générale ou systémique le plus souvent. Les antibiotiques sont des médicaments antibactériens qui sont organisés en familles (bêtalactamines, cyclines, macrolides, aminoglycosides, glycopeptides...).
Les antibiotiques se distinguent, d'une part, des antiviraux et des antifongiques, actifs respectivement contre les virus et les champignons, d'autre part des antiseptiques qui sont des médicaments topiques, c'est-à-dire agissant sur le tissu où on les applique (peau ou muqueuse).
Un antibiotique est caractérisé par sa famille, son nom chimique au sein de sa famille (dénomination commune internationale ou DCI), son spectre et sa puissance d'activité, sa pharmacodynamie (caractéristiques de sa diffusion dans les tissus du corps) et ses effets secondaires.
On distingue l'antibiothérapie curative et l'antibiothérapie préventive ou antibioprophylaxie.

Anticorps


Substance chimique de nature protéique et de poids moléculaire élevé (grande taille), qui est synthétisée par des cellules spécialisées du système immunitaire, les lymphocytes de type B. Les anticorps ou immunoglobulines (c’est-à-dire les globulines immunitaires) doivent leur nom au fait qu’ils sont capables de se fixer spécifiquement sur un antigène, celui qui leur correspond (à chaque anticorps son antigène), pour le neutraliser. La mémoire immunitaire permet ainsi aux lymphocytes B, qui ont déjà eu un premier contact avec un antigène donné, de synthétiser des anticorps neutralisants dirigés spécifiquement contre lui, lors d’un second contact.
(Définition provenant du dictionnaire encyclopédique « Le Petit Larousse 2010 » et un peu modifiée).

Antigène


Substance chimique, soit isolée et libre, soit portée par une cellule ou un microorganisme, qui, lorsqu’elle est introduite dans le corps, est susceptible de provoquer une réaction spécifique du système immunitaire visant à la détruire ou à la neutraliser. Les agents infectieux portent ainsi à leur surface des antigènes qui déclenchent des réactions ou réponses ciblées de la part de nos cellules concernées, dont les cellules spécialisées dans l’immunité et tout particulièrement les monocytes sanguins, macrophages tissulaires et lymphocytes B et T.
(Définition provenant du dictionnaire encyclopédique « Le Petit Larousse 2010 » et un peu modifiée).

Antisepsie


L’antisepsie est l’utilisation d’un antiseptique choisi judicieusement pour neutraliser les micro-organismes présents sur une zone de peau ou de muqueuse, qu’elle soit saine ou lésée. Son effet est temporaire, son emploi plus préventif que curatif.
L'asepsie et l'antisepsie, termes souvent confondus, se complètent efficacement lors de soins.

Asepsie


L'asepsie (étymologie grecque : sepsis, "envahissement microbien" et a privatif, "absence de") est une méthode de soins (mais également de travail en dehors des soins) qui consiste à accomplir une tâche donnée sans apporter de micro-organismes (bactéries, virus, champignons) au patient (ou à l'objet de sa tâche). Elle repose sur l'utilisation de matériel stérile, de tenue stérile, de couvre-chef étanche, de gants stériles, de masque anti-projection, de micro-filtres à air (filtres à très haute efficacité ou THE) et de système de renouvellement de l'air, sans oublier les règles comportementales. Les procédés employés sont appelés des techniques aseptiques. Le niveau d'asepsie doit être adapté au niveau de risque de la tâche : il peut varier d'un niveau élémentaire à un niveau maximal.
Le terme asepsie est souvent employé à tort à la place du terme antisepsie : c'est un contre-sens. En effet, l'asepsie consiste à faire obstacle à l'afflux de microorganismes, alors que l'antisepsie consiste à les inactiver là où ils se trouvent : c'est bien différent.

Bactérie


Microorganisme unicellulaire n'appartenant ni au règne animal, ni au règne végétal, mais au groupe des Protistes Procaryotes (ni membrane nucléaire, ni organite intra-cytoplasmique excepté les ribosomes). Les bactéries, êtres unicellulaires les plus simples que l'on connaisse, constituent la forme la plus élémentaire de vie.

Communautaire


Se dit d'une infection ou plus généralement d'une maladie. Communautaire est l'adjectif antinomique de nosocomiale : il s'agit d'une infection contractée dans une communauté, donc dans un autre cadre que la collectivité hospitalière (communauté familiale, de sport, de loisir...).

Contage


Support physique, de nature habituellement biologique et de très petite taille, jouant le rôle de véhicule d'agent infectieux entre deux individus (microgouttelettes de secrétions pharyngées, bronchiques ou nasales ; microparticules fécales ; microgouttelettes d’urine). Il s’agit donc d’un substrat. Mais ce terme est très souvent confondu avec ceux de "contagion" ou de "contagiosité" et employé à tort à leur place.

Contagion


"Transmission d'une maladie" d'un sujet atteint à un sujet indemne. Si la contagion ou transmission d’une maladie est une expression consacrée par l’usage, c’est un non-sens physiopathogénique, car une maladie ne peut pas se transmettre étant donné qu’elle est un état d’altération du corps humain. Ce qui se transmet d’un individu à un autre est un agent pathogène, c’est-à-dire un élément capable de déterminer une maladie chez une personne indemne ; mais la transmission de l’agent pathogène ne suffit pas à provoquer la maladie, dont la genèse est multifactorielle : elle est notamment fonction du niveau d’efficacité des défenses immunitaires.

Contagiosité


État caractérisant une personne contagieuse, c’est-à-dire en capacité de transmettre l’agent infectieux qui l’infecte, et cela au cours des actes de la vie courante. La transmission dite interhumaine de cet agent peut s’effectuer de façon directe ou indirecte. Les actes de la vie courante sont : se dire bonjour ou au revoir, se parler, s’embrasser, partager un repas, se distraire ensemble ou encore avoir une relation sexuelle.

Contamination


Apport ou transfert de microorganismes. Ce terme est employé aussi bien pour des êtres vivants que pour des objets. S’agissant de l’être humain, selon que les microorganismes proviennent de l'extérieur de l'individu ou de l'individu lui-même, on parle respectivement d'hétéro-contamination (cas de la très grande majorité des maladies infectieuses virales comme la grippe, les hépatites virales, le sida), ou au contraire d'auto-contamination (cystite à colibacille, folliculite à staphylocoque, abcès dentaire à streptocoque). La transmission inter-humaine n’est qu’un cas particulier de la contamination. Par ailleurs, le terme contamination désigne également le résultat de cet apport ou de ce transfert de microorganismes : par exemple, la contamination d’une main.

Désinfection


C'est l'utilisation d'un désinfectant pour neutraliser les microorganismes présents sur une surface ou un objet inerte, c'est-à-dire sans vie. La désinfection est une opération au résultat temporaire ou encore momentané.
A côté des surfaces, les objets que l'on désinfecte sont :


soit des dispositifs médicaux (DM) qui ne nécessitent pas une stérilisation (DM non critiques et DM semi-critiques),
soit des dispositifs médicaux qui nécessiteraient une stérilisation mais qui ne la supporteraient pas (DM critiques thermosensibles ou non autoclavables).


Être vivant


Organisme de nature biologique (constitué de protéines, lipides, glucides et acides nucléiques) et organisé en cellules vivantes. La cellule vivante est la plus petite unité de vie. Une cellule vivante est un ensemble cohérent, très souvent autonome, délimité par une membrane plasmique ou cellulaire, contenant un gel appelé cytoplasme, un génome (support de l’information cellulaire héréditaire) sous forme de chromosomes et des organites intracellulaires. Les êtres vivants sont classés en plusieurs règnes, dont le Règne animal et le Règne végétal. L’être vivant le plus rudimentaire connu est la bactérie : elle n’est constituée que d’une seule cellule ne contenant qu’un seul chromosome et qui n’est pas entouré de membrane nucléaire (c’est donc un Procaryote). L’être vivant le plus complexe connu est l’être humain, constitué de quelque 70.000 milliards de cellules et dont le génome est réparti en 23 paires de chromosomes ; l’être humain appartient à l’Ordre des Primates qui fait partie du Règne animal (les bactéries n’appartiennent ni au Règne animal, ni au Règne végétal).

Filtration


C'est l'utilisation d'un micro-filtre (filtre efficace vis-à-vis des biocontaminants) pour épurer un fluide (air ou eau) de ses principaux biocontaminants (agents infectieux véhiculés par différents supports ou substrats). On filtre l'air admis dans les salles d'opération, les salles de conditionnement en stérilisation, les enceintes aseptiques pour les très grands immunodéprimés et les hotes aseptiques de laboratoire. Les masques anti-projection (masques de soins ou chirurgicaux) et les appareils de protection respiratoire (APR ou masques protecteurs) sont également des filtres à air.
On filtre l'eau pour le lavage chirurgical des mains, le rinçage final de certains dispositifs médicaux non autoclavables (thermosensibles), ou encore la préparation de l'eau pour l'hémodialyse.

Hygiéniste


Il s'agit d'une personne, en principe un professionnel de la santé, qui s'est spécialisée en lutte contre les infections associées aux soins. Un hygiéniste peut exercer l'hygiène à temps plein ou à temps partiel (mi-temps, tiers-temps ou quart-temps). En dessous d'un quart-temps, ce qui représente à peine plus d'une journée par semaine, l'exercice de cette fonction relève de la gageure.
Parmi les hygiénistes, il y a des médecins, des pharmaciens, des cadres infirmiers, des infirmiers et des techniciens de laboratoire. Les sages-femmes et les aides-soignantes hygiénistes sont très peu nombreuses en France.
La compétence des hygiénistes est composée d'un diplôme d'université et d'une expérience de terrain de plusieurs années, cette dernière étant au moins aussi importante que le premier.

Immunité


Ensemble des moyens de défense d'un être vivant vis-à-vis des agents pathogènes, notamment infectieux. L’expression "défenses immunitaires" est souvent utilisée pour le mot immunité. On distingue d’une part, l’immunité naturelle, non spécifique, qui est l’ensemble des moyens de défense innés, dont chaque être vivant sain dispose pour lutter contre toute agression par un agent pathogène (par exemple, la protection naturelle que constitue la barrière cutanée) ; d’autre part, l'immunité acquise, spécifique contre chaque agent pathogène, qui comprend une immunité acquise humorale, assurée par les anticorps synthétisés par les lymphocytes de type B, et une immunité acquise cellulaire, assurée directement par les lymphocytes de type T.
De plus, le terme immunité désigne également l’état d’un organisme qui est protégé de cette façon vis-à-vis d’un agent infectieux donné : par exemple, l’immunité contre le tétanos est obtenue grâce à la vaccination.
(Définition provenant du dictionnaire encyclopédique « Le Petit Larousse 2010 » et un peu modifiée).

Infection


Une infection est une maladie provoquée par l'envahissement et la destruction de tissus vivants par des microorganismes (agents infectieux microscopiques, essentiellement bactéries et virus).
Une infection peut être locale (peau, gorge, intestin...), régionale (bras, poumon...) ou encore générale (plusieurs régions du corps).
Elle peut être de gravité nulle (bénigne) ou au contraire très grave.
Il existe des infections aiguës (quelques jours), subaiguës (quelques semaines) ou encore chroniques (quelques mois, voire quelques années).

Maladie


État caractérisé par une altération ou encore une perte d’intégrité du corps d’une personne. C’est un terme très général. D’une part, on distingue les maladies selon l’existence ou non de signes cliniques. Les cas de maladie avec signes cliniques sont la situation habituelle et sont appelés cas symptomatiques. Les cas de maladie dépourvus de signe clinique sont beaucoup moins fréquents et sont appelés cas asymptomatiques. D’autre part, on classe les maladies selon leur vitesse d’évolution (des plus rapides aux plus lentes : maladies fulminantes, suraiguës, aiguës, subaiguës, chroniques et latentes), selon l’appareil ou l’organe qui est atteint (maladies neurologiques, pulmonaires, digestives, génitales, cutanées…) ou encore selon leur cause (maladies infectieuses, cancéreuses, toxiques, nutritionnelles, dysimmunitaires, dégénératives…).

Microorganisme


Être vivant microscopique, c'est à dire invisible à l'œil nu et pour l'observation duquel il faut au minimum un microscope ordinaire (appelé photonique ou optique). Leur taille varie d’un tiers de millimètre (environ 300 microns, soit 300 millièmes de mm) pour les plus gros, à un quart de micron (0,25 micron) pour les plus petits. Les microorganismes qui concernent l’homme appartiennent à trois catégories principales : les parasites microscopiques (les uns pluricellulaires comme le sarcopte de la gale, les autres unicellulaires comme le plasmodium du paludisme ou l’amibe de l’amibiase) ; les champignons microscopiques (levures et moisissures) ; les bactéries (unicellulaires Procaryotes). Parmi ces trois catégories de microorganismes figurent de nombreux agents infectieux de l’être humain. Il existe deux autres types d’agents infectieux microscopiques de l’homme qui sont habituellement classés parmi les microorganismes, et cela bien que n’étant pas doués de vie : il s’agit des virus (particules biologiques inertes et intracellulaires) et des prions ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels) qui restent encore incomplètement connus.

Nosocomiale


Se dit d'une infection ou plus généralement d'une maladie. Une infection nosocomiale (du latin : nosocomium, l'hôpital) est une infection contractée en milieu hospitalier, (qu'il s'agisse d'un établissement public ou privé et quelle que soit la durée de l'hospitalisation), qu'elle soit iatrogénique (iatrogène, liée aux soins) ou non ; l'adjectif antinomique de nosocomial est communautaire : il s'agit d'une infection contractée dans une communauté, donc dans un autre cadre que la collectivité hospitalière (communauté familiale, de sport, de loisir...).

Physiopathogénie


Mécanisme d’une maladie : il s’agit du processus qui fait passer un individu de l’état de sujet indemne, à celui de sujet atteint par cette maladie ou encore malade (mais il ne faut pas perdre de vue le fait que l’on peut être atteint par plusieurs maladies en même temps). La physiopathogénie est toujours un phénomène complexe, y compris pour les maladies infectieuses où l’on peut avoir une fausse impression de simplicité. Les termes "physiopathologie" et "étiopathogénie" sont parfois utilisés à la place de physiopathogénie.

Porteur


Se dit d’une personne qui héberge un microorganisme potentiellement pathogène pour l’être humain. Par définition, cette personne porteuse n’est pas infectée, mais simplement colonisée ; c’est pourquoi on ajoute en général l’adjectif "sain" au mot porteur ; parfois, c’est l’adjectif "asymptomatique" qui est utilisé ; or, cela ne signifie pas exactement la même chose : le porteur asymptomatique ne se sent pas malade et ne semble pas malade, ce qui n’exclut pas une infection très discrète, dite "silencieuse" ou justement "asymptomatique".
Dans la mesure où le porteur est contagieux, le portage constitue une menace pour son entourage, mais aussi pour lui-même. Toutefois, un porteur sain est moins contagieux qu’un individu infecté, car sa population microbienne est plus faible et elle n’exprime pas de pouvoir pathogène. Un portage se définit par ses deux caractéristiques : le microorganisme en cause et les particularités de sa souche ou clone ; le site anatomique au sein du corps humain, siège du portage (exemples : la vessie, le colon, une plaie cutanée).

Précautions barrière complémentaires


Ce sont des mesures pratiques qui s'appliquent lors des soins et viennent en complément des précautions standard. Ces dispositions correspondent à ce que l'on appelait "isolement septique", notion obsolète. A la différence des précautions standard qui concernent tous les patients et résidants quels qu'ils soient, les précautions barrière ou septiques complémentaires s'appliquent après reconnaissance la contagiosité d'une personne. En principe, c'est un médecin qui prescrit ces mesures. On en distingue trois types :



  • Les précautions barrière complémentaires de type contact ou "C" ;
  • Les précautions barrière complémentaires de type microgouttelettes ou "G" ;
  • Les précautions barrière complémentaires de type particules aéroportées ou "A".

Précautions standard


C'est un ensemble de mesures pratiques que tout soignant est tenu d'appliquer lors d'un soin dispensé à tout patient quel qu'il soit, dans le but d'éviter les dangers microbiens liés au sang (tissu) et aux liquides biologiques de ce patient. Les précautions standard sont issues des précautions universelles qui ont d'abord été définies pour protéger les soignants des virus véhiculés par le sang (virus de l'hépatite B ou VHB, virus du sida ou VIH, virus de l'hépatite C ou VHC), partant du principe que tout patient quel qu'il soit peut être porteur de l'un de ces virus.

Stérilisation


La stérilisation est la mise en oeuvre d’un procédé qui détruit définitivement tout micro-organisme, quel qu’il soit. Un objet qui a été stérilisé ne reste stérile que s’il est protégé de la contamination ambiante, donc si et seulement s’il est emballé. La technique de stérilisation utilisée par les professionnels de santé est presque exclusivement la stérilisation en autoclave à vapeur d'eau à une température d'environ 130 °C et une pression égale à 2 ou 3 fois la pression atmosphérique. Les éléments stérilisables par ce procédé sont dits autoclavables ou thermorésistants : essentiellement les dispositifs médicaux (DM) en inox, linges, liquides.

Surinfection


Deuxième infection surajoutée à une première qui la favorise (on dit que la première "fait le lit de la seconde"). Ce terme de signification précise et non ambiguë a été galvaudé, et l'usage courant l'utilise à l'heure actuelle très souvent (à tort) avec le sens "d'infection non spécifique de lésion ou de tissu pathologique". C'est ainsi que l'on parle d'infection rubéolique (correct), mais aussi de "surinfection de plaie" (incorrect). En revanche, il est correct de dire que le germe le plus souvent en cause dans les surinfections de la rougeole est Haemophilus influenzae.

Surveillance


La surveillance est, en matière d'infection, la pratique consistant à effectuer des enquêtes épidémiologiques, essentiellement enquêtes de prévalence et d'incidence, pour connaître de façon précise la situation infectieuse d'une structure sanitaire, soit de façon ponctuelle et avec un niveau limité de précision (enquête de prévalence), soit sur une période de plusieurs mois et avec un niveau élevé de précision (enquête d'incidence).
La surveillance produit des taux d'infection (taux de prévalence, taux d'incidence) qui permettent d'adapter la prévention.
C'est une méthode de lutte contre les infections associées aux soins pour deux raisons : premièrement, le recueil de données d'infection et leur restitution ont un impact favorable sur les comportements préventifs des acteurs de santé concernés ; deuxièmement, l'analyse des données recueillies permet d'ajuster le programme d'actions préventives.

Toxi-infection


Maladie de mécanisme double, procédant à la fois de l'intoxination (toxinogénèse du microorganisme) et de l'infection (virulence du microorganisme).

Toxine


Substance produite par un organisme, qui se montre nocive pour d'autres êtres vivants. Les toxines sont une composante essentielle du pouvoir pathogène des bactéries. Il en existe de nombreuses variétés, que l'on classe selon leur composition chimique (protéiques ou bien glucido-lipido-protéiques), leur mode de sécrétion (exotoxines, endotoxines), et leur cible (neurotoxines, entérotoxines).
De nombreuses souches de staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) et de colibacille (Escherichia coli) produisent des toxines dont certaines sont très puissantes.

Toxinogénèse


Sécrétion de toxines par un microorganisme (exemples : Clostridium botulinum, bactérie du botulisme qui secrète la toxine botulinique ; Clostridium tetani, bactérie du tétanos qui secrète la toxine tétanique).

Transmission


Processus au cours duquel un agent pathogène, en principe infectieux, est transmis d’un individu à un autre. Le premier individu est appelé émetteur, le second récepteur. Le premier peut être, soit malade, soit porteur sain. La transmission dite interhumaine de cet agent peut s’effectuer de façon, soit directe, soit indirecte. La transmission interhumaine directe concerne les actes de la vie courante et emprunte deux voies principales : la voie du contact ou voie C qui passe le plus souvent par la main ; la voie respiratoire des microgouttelettes ou voie G. La transmission interhumaine indirecte s’effectue par l’intermédiaire d’un vecteur qui est un élément tiers ("courroie de transmission") : il peut s’agir, soit d’un élément vivant (la main d’une tierce personne, un insecte ou un autre animal), soit d’un élément inerte (poignée de porte, interrupteur, téléphone). Les vecteurs inertes sont fort nombreux et un volet important de l’hygiène consiste à lutter contre leur rôle.

Vaccin


Préparation antigénique, soit infectante (vaccins dits "vivants", ou pour les virus vaccins "infectants"), soit inactivée (anatoxines, vaccins dits "tués", ou pour les virus vaccins "inactivés"), dont le pouvoir pathogène est soit nul, soit très faible, et qui est destinée à être administrée à un individu afin de faire apparaître chez lui une protection immunologique spécifique et durable.

Vecteur


Elément qui assure la transmission interhumaine d'un agent infectieux. Dans ce cas, la transmission est dite indirecte, par opposition à la transmission interhumaine directe. Les vecteurs de transmission microbienne sont très nombreux. On distingue les vecteurs inanimés ou inertes des vecteurs animés ou vivants. Parmi les premiers, on trouve le pavillon d'un stéthoscope, la poignée de porte et de fenêtre, le combiné téléphonique, l'interrupteur, le bouton de sonnette. Parmi les seconds, on trouve la main d'une tierce personne, les insectes (moustiques, mouches, moucherons, puces, poux), les oiseaux, les petits mammifères. Grâce à un vecteur, un microorganisme pathogène peut être transmis d'un individu à un autre sous forme infectieuse et donner lieu à une infection chez le sujet récepteur si les conditions sont réunies pour cela.

Virulence


Capacité, que possèdent certains microorganismes qualifiés de virulents, de se multiplier rapidement à l’intérieur des tissus vivants en les envahissant et les détruisant. La virulence caractérise donc les microorganismes capables de déterminer une infection d’évolution rapide et potentiellement grave. Elle s’applique plus particulièrement aux bactéries, chez lesquelles on l’oppose à la toxinogénèse : faculté, que possèdent certains microorganismes (bactéries ou champignons), de secréter des toxines (sortes de poisons pour les cellules ; certaines toxines sont très puissantes et peuvent avoir des effets particulièrement sévères sur la santé).

Virus


Particule infectante inerte, sans vie. Les virus n'ont pas de métabolisme et ne se reproduisent pas (ce sont les cellules qui les répliquent). La particule virale ou virion peut se résumer à une information (génome) associée à quelques enzymes et protégée par une coque appelée capside. L'information virale est lue par les cellules qui vont alors repliquer la particule.

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